Le rôle de l'intelectuel dans la société, particulièrement celui de l'intelectuel africain.
C'est qui l'intellectuel?? Personne dont l'activié fait surtout appel aux manipulations abstraites et au discours, ou encore personne qui se consacre professionnellement ou par gout à des activités d'ordre intellectuel,culturel,spéculatif etc. ; l'intello dans le langage populaire ? selon le petit Larousse.Sous cet angle l'intellectuel apparait comme un reveur,quelqu'un qui ne s'interesse qu'aux choses de l'esprit, qui n'est toujours pas très pratique ou concret et qui aime surtout spéculer,discuter,débattre,communiquer,échanger.C'est ça l'intellectuel?Quelqu'un qui aime démontrer que 1+1 n'est pas toujours égale à 2?Polemiqueur invéteré.Est -ce que tout cela a quelque chose à voir avec les diplomes ou l'éducation ou l'expérience dans la vie?L'intellectuel est bon pour les théories et non pour la pratique; Or la société vit de la pratique. Les plus grands intellectuels n'ont jamais été de bons politiciens.Ils contribuent au progrès de la pensée, da la connaissance, de la science,mais ils sont mauvais gestionnaires des hommes, et de la société.En Cote d'Ivoire, le Professeur ZADI ZAOUROU en éminent intellectuel qu'il est, a vite compris que son role de batisseur de créateur est ailleurs que dans la politque.L'oeuvre de l'esprit est si pure qu'il ne saurait s'accomoder avec tout ce qui relève de la compromission souvent partisane,démagogique, de la trahison, voire meme de la dictature de l'homme sur l'homme.Toute chose qui jette l'opprobe sur la nature humaine. TOURE Vehi.
2 /
Le rôle de l’intellectuel
………Pendant toute une décennie, très peu d’intellectuels ont joué le rôle qui leur était dévolu par la Cité. A savoir, prévenir et annoncer les orages qui s’amoncèlent, selon le mot de Maurice Bandaman. Avec le Pr Pierre Kipré, nous avons eu une bonne esquisse de ce que doit être le rôle de l’intellectuel. Selon lui, «c’est un producteur d’idées, une personne qui, à travers les œuvres de l’esprit qu’il produit, se donne d’abord une mission personnelle dans son domaine de compétence. Et c’est la qualité de cette production qui le signale à la société, au point que la société attend de lui un certain nombre d’idées ou d’actions qui permettent à cette société d’avancer ». Tous les professeurs qui ont participé à ce débat sont d’avis que l’intellectuel est celui qui, installé au-dessus de la caverne, éclaire le peuple de sa science ou de sa sagesse et lui indique les orientations nécessaires. Le constat qui se dégage, après ce débat, est qu’une grande partie de l’intelligentsia ivoirienne n’a pas joué le rôle qu’on attendait d’elle face aux périls qui menaçaient la Cité. Certains d’entre eux sont même accusés de s’être rendus complices de mauvaises stratégies politiques qui ont plongé le pays dans l’abîme. Une infime partie d’entre eux a eu le courage d’élever la voix. Mais, leurs voix ont été couvertes par le tumulte entretenu par leurs pairs antagonistes ainsi que la propagande entretenue par un puissant appareil idéologique d’Etat. Par peur, nombre d’entre eux se sont tus. Ils ont choisi l’exil intérieur. Cette posture a été qualifiée par beaucoup de conspiration du silence. Car comme chacun sait, le Mal triomphe par l’inaction des gens de Bien. C’est vrai, tous sont mortels comme Socrate, mais un des traits définitoires de l’intellectuel c’est son refus du silence face à l’inacceptable. Ne pas le faire, c’est démissionner. C’est trahir Voltaire et Zola. Dans un ouvrage intitulé : « A l’intelligentsia ivoirienne », la Française Gisèle Dutheuil inocule cependant l’espoir. « J’ai, en effet, l’intime conviction que ce sont les intellectuels africains qui donneront l’impulsion du changement ».